Enquête PISA: Qu’est-ce que c’est?

Bonjour à tous!

Lorsqu’il est question d’éducation et de la qualité de celle-ci, une enquête est sur toutes les lèvres: l’enquête ou test PISA.  Nous avons d’ailleurs déjà effleuré le sujet lorsque nous vous avons parlé de la Finlande et de l’Estonie, et nous aurons certainement à y faire référence pour expliquer le choix d’autres pays ou leur importance dans le portrait de l’éducation internationale.  Et puisque les résultats de l’enquête de 2018 sont attendus en décembre 2019, nous lui accorderons certainement un reportage analytique en décembre ou janvier prochain.  Mais d’ici là, nous vous proposons une présentation de cette enquête afin de vous permettre de comprendre ce que c’est!

D’abord, l’acronyme PISA signifie: Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves (de l’anglais Programme for International Student Assessment) et est mené tous les trois ans par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) auprès de ses pays membres et de nombreux pays partenaires pour un total de plus ou moins 70 pays.  La dernière de ces enquêtes remonte à 2015, et les résultats qui ont été publiés en décembre 2016 sont ceux sur lesquels la communauté internationale se base pour parler du classement des pays en matière d’éducation.

Mais qu’est-ce, exactement, que PISA?  Voici la définition tirée directement du site de l’OCDE suite à la parution de l’enquête de 2012: http://www.oecd.org

PISA est une enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l’OCDE et dans de nombreux pays partenaires. Elle évalue l’acquisition de savoirs et savoir-faire essentiels à la vie quotidienne au terme de la scolarité obligatoire. Les tests portent sur la lecture, la culture mathématique et la culture scientifique et se présentent sous la forme d’un questionnaire de fond. Lors de chaque évaluation, un sujet est privilégié par rapport aux autres. Les premières collectes de données ont eu lieu en 2000.

Plutôt que la maîtrise d’un programme scolaire précis, PISA teste l’aptitude des élèves à appliquer les connaissances acquises à l’école aux situations de la vie réelle. Les facteurs conditionnant leurs performances ainsi que leur potentiel pour l’apprentissage tout au long de la vie font également l’objet d’une analyse au moyen de questions portant sur l’approche de l’apprentissage et le milieu social des élèves. Grâce à un questionnaire complété par les proviseurs, PISA prend également en compte les particularités d’organisation des écoles.

Dans chacun des pays participants, entre 4 500 et 10 000 élèves remplissent le questionnaire de fond pour chaque évaluation. Les étudiants sont sélectionnés à partir d’un échantillon aléatoire d’établissements scolaires (publics ou privés) ainsi que sur un critère d’âge (à partir de 15 ans et 3 mois à 16 ans et 2 mois au début de l’évaluation), et non en fonction de leur classe.

Par ailleurs, les élèves sélectionnés dans chaque pays doivent passer des tests écrits avec des questions ouvertes ou à choix multiple. À chaque évaluation, un temps d’épreuve plus long est prévu pour le sujet principal par rapport aux autres sujets. L’élaboration et la mise en oeuvre du test sont réalisées par un Consortium international qui travaille en étroite collaboration avec les directeurs nationaux de projet. Le Consortium communique ses résultats au Secrétariat de l’OCDE, qui gère le projet, ainsi qu’au Comité directeur du PISA, qui élabore ses orientations politiques.”

Tel qu’indiqué dans la définition ci-dessus, chaque 3 ans, un sujet est privilégié par rapport aux autres.  Pour 2015, l’enquête était axée sur les performances et les aptitudes en sciences de 540 000 élèves provenant de 72 pays.  La raison de ce choix se basait sur le fait que, dans l’économie actuelle, et dans un contexte où nous sommes bombardés d’informations provenant de toutes parts, chacun doit être en mesure de réfléchir de façon scientifique afin de comparer les données, et trier le vrai du faux, tout en restant ouvert aux nouvelles découvertes et informations qui pourraient changer la donne.  C’est pourquoi, bien qu’un classement existe également en mathématiques et en compréhension de la lecture, c’est le résultat en sciences qui détermine le classement reconnu des pays pour 2015.  Ainsi, nous dirons que l’Estonie a le 3e rang, la Finlande, le 5e et le Canada, le 7e, même si leur classement pour les autres sujets n’est pas le même.

Alors que penser de cette enquête?

Quelle importance apporter à ces résultats?  Cette enquête détient-elle la vérité absolue et mérite-t-elle autant d’intérêt et de confiance que ce qui lui ai donné?  L’opinion internationale est partagée!  Bien qu’il s’agisse aujourd’hui d’un outil incontournable en matière d’éducation sur lequel s’appuie un grand nombre de politiciens pour expliquer les changements appliqués à leur programme, certains s’interrogent sur l’usage qui en est fait.  En effet, puisque cette étude est réalisée à partir de petits échantillons d’élèves de chaque pays et qu’on y teste uniquement les jeunes de 15 ans fréquentant l’école, la marge d’erreurs reste importante et il devient difficile de réellement départager les pays qui ont des résultats semblables.  Dans certains pays, comme le nôtre, la très grande majorité des adolescents de 15 ans fréquentent l’école, mais dans d’autres pays, le taux de scolarisation des jeunes de cet âge est beaucoup plus faible et souvent réservé uniquement aux classes sociales plus élevées.  Il y a donc matière à se questionner sur ce que serait les résultats si l’enquête s’appliquait à tous et à un nombre plus important.  Je vous propose cet article très intéressant afin d’aller un peu plus loin sur le sujet: https://www.letemps.ch/opinions/letude-pisa-fautil-prendre-serieux-sen-mefier

Et si vous avez envie d’en apprendre plus sur le classement du Canada et de lire l’analyse plus approfondie de celui-ci, c’est par ici.  Vous pourrez également comparer les résultats de notre pays à ceux du pays de votre choix.

http://www.compareyourcountry.org/pisa/?lg=fr

Et vous, que pensez-vous de cette enquête?

À la semaine prochaine,

Geneviève

 

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